Poèmes et chants
Ne jamais oublier
bandeau de Souviens-toi de la déportation
Les déportés politiques, des prisons françaises aux camps de concentration
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Poèmes - Ne jamais oublier -

Dans le petit matin gris, on les a arrêtés
Dans le train qui les transportait
Ils pleuraient, priaient, se soutenaient
Se tenant par la main de peur d'être séparés

De quelles fautes étaient-ils accusées ?
Pour être ainsi, blessés, humiliés, battus
De tous leurs droits on les a déchus
Les enfants de leur mère on été séparés

Pendant ces mois plus longs que des années
En haillons, courbant la tête, ils ont tenu
Pensant que le monde les avait oubliés
Beaucoup sont morts, peu sont revenus

Qu'avaient-ils bien pu faire ? Pour vivre un tel enfer
Etre traité, comme jamais, on ne traite une bête
Il ne leur restait que des rêves plein la tête

Quand vous les rencontrez, ils posent sur vous, un regard si doux
Ils racontent leur enfer, par pudeur ils ne disent pas tout
Dieu fasse qu'il en reste toujours un pour témoigner
De la folie des hommes, et que cela ne puisse recommencer
Annie Mathieu


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