L'itinéraire d'un
déporté politique
Le départ du convoi
bandeau de Souviens-toi de la déportation
Les déportés politiques, des prisons françaises aux camps de concentration
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Le départ du convoi

Quatre convois partent de Compiègne pour Sachsenhausen.
- le 23 janvier 1943 1 600 hommes et 230 femmes
- le 28 avril 1943 1 000 hommes
- le 8 mai 1943 1 000 hommes
- le 4 juin 1944 1 100 hommes

Ce 23 janvier 1943 les 1 600 hommes, parmi lesquels mon grand-oncle et, 230 femmes prévus à la déportation, dont Danielle Casanova, sont rassemblés sur la place d'appel du camp de Royallieu. Si avant ce jour d'autres convois d'hommes ont quitté Compiègne pour les camps de concentration, aujourd'hui c'est le premier convoi de femmes déportées. De leurs rangs monte alors "La Marseillaise", défi lancé à l'occupant. A leur voix se mêle progressivement celle des hommes. L'appel terminé, les déportés sont isolés dans les écuries où ils subissent une nouvelle fouille.

En rang par cinq ils quittent le camp. Encadrés par des hommes en armes, les "partants" empruntent le pont qui enjambe l'Oise puis traversent la ville pour se rendre à la gare de Compiègne.

Tout au long du trajet les menant à la gare, ils entonnent à nouveau "La Marseillaise" puis" l'Internationale", le "Chant des Partisans", mais aussi des chansons populaires :"la Madelon", "Ce n'est qu'un au revoir". Un officier allemand leur impose le silence....c'est en sifflant ces airs qu'ils poursuivent leur chemin.
Des proches, des amis, (prévenus par quelles voies ?), des habitants se pressent autour du cortège pour reconnaître l'un des leurs, ou manifester leurs encouragements. Mais pas question de s'approcher, toute tentative est réprimée immédiatement, à coups de crosse, de botte ou de baïonnette.
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